JOINT VENTURE
NE
REVONS PAS : Le marché des régions russes est
logique, binaire et payant (ambiguité voulant dire à la
fois que le ticket d’entrée n’est pas gratuit,
mais que le marché est rentable….).
La logique est simple : Le produit vendable est un produit
qui correspond à la spécificité de la
demande et dont la performance n’est pas grevée
par le transport ou les droits de douane. Le produit politiquement
correct est Russe mais un produit occidental est supposé meilleur
que les autres…
D’ou
l’incompréhension des Russes devant l’obstination
de certains Français à ne pas produire en partenariat.
Car si l’on sort des niches ou des affaires anecdotiques,
et a fortiori de Moscou, soit le marché échappe
aux français soit ils s’enrichissent sur place
et de surcroit exportent là ou ils ne pensaient pas.
Confondre en période de crise « délocalisation » avec « autre
localisation » est une finesse sémantique qui
nous laisse perplexes….
Quel est le cout d’une implantation dans nos régions
russes ? Plus cher que dans le tiers monde, moins cher qu’à Moscou.
Ce qu’il faut voir, c’est le retour sur investissement
: Pour un investisseur Ouralien « moyen », 2-3
ans sont un maximum.
On est loin des ratios de l’économie
Européenne…
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Maintenant, il y a des nouveaux symboles de patriotisme
et de confiance
dans un syst ème... |
FRANCO-RUSSE
OU RUSSO-FRANÇAIS ?
L’offre finale est elle francaise produite en Russie ou russe
d’inspiration Française ? Cette apparente finesse
découvre une réalité brute : Les deux cultures
industrielles sont aux antipodes l’une de l’autre et
pour réussir il faut de part et d’autres faire preuve
d’écoute, d’humilité, de professionnalisme,
d’intuition, d’excellence, bref faire preuve d’intelligence.
Les process qualité, l’optimisation des ressources
humaines, le service client et la gestion de projet ne font pas
partie de la culture Russe. Mais notre main d’œuvre
locale apprend vite, est ambitieuse, inventive et veut progresser.
L’Asie Russe, notre historique, notre mentalité et
nos valeurs sont inconnues des Français.
Certaines marques sont bien implantées mais elles le
sont grace à des structures Ouraliennes, et non pas
françaises : Yves Rocher, Peugeot, quelques champagnes
et parfums.
A l’opposé Bouygues, Areva et la Région
de Bourgogne doivent leur notoriété à leur «intelligence
de terrain». Demain Auchan, Société Générale,
Accor et consors réussiront sur les mêmes bases..
Il
reste de la place….
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Le grand avionneur militaire Sukhoi pilote
un joint venture franco-allemand. |
ADAPTABILITE
Nous avons tous des lacunes. Par exemple, nous reconnaissons volontiers
que dans notre langue le mot « biculturel » est
intraduisible.
Mauvaise intro pour vous faire venir chez
nous ? Nous espérons le contraire. Mais au moins vous
ne ferez pas les erreurs de certaines grandes enseignes francaises
qui ont «raté» l’Oural alors qu’elles étaient
attendues !
S’associer en Oural et s’y implanter n’est pas
vraiment compliqué pour ceux qui savent ressentir la région,
interpreter ses codes et anticiper les mouvements russes.
Les Ouraliens ne sont pas très «adaptables».
C’est notre principal défaut aux yeux des étrangers.
Pour nous, c’est une manière de nous défendre
contre un climat rude et extrème, une économie naissante
qui ne fait pas de concessions et la convoitise de nombre de nos
« encombrants
voisins ».
On ne conquiert pas l’Oural. On s’insère
simplement et en douceur dans notre marché.
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En Ural, nous prévoyons toujours
de la place pour négocier...
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QUELS
PARTENARIATS ?
Ils sont bien au dela des simples partenariats financiers.
Certes le schéma des JV pour la production est d’actualité et
remplit une masse documentaire considérable :
Nous cherchons
d’urgence à allier nos capacités de production,
notamment en métallurgie, mécanique, plasturgie et
matériaux, au savoir-faire Occidental.
Mais nous cherchons aussi à susciter des partenariats dans
la formation, les ressources humaines, la qualité, l’ingéniérie,
l’architecture, l’environnement, la communication et
le marketing.
BIENVENUE EN OURAL !
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Les partenariats sont aussi
dans le tertiaire... |
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